Secretary-General António Guterres (right) swears in Volker Türk, Assistant Secretary-General for Strategic Coordination in the Executive Office of the Secretary-General.

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Volker Turk sera nommé Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l'Homme après un processus de nomination opaque

Une semaine après la fin du mandat de Michelle Bachelet, les États ont ​​été informés tard dans la nuit que le Secrétaire général Antonio Guterres avait l'intention de demander l'approbation de la nomination de l’Autrichien Volker Turk en tant que prochain Haut-Commissaire aux droits de l'Homme, lors d'une réunion aujourd'hui (8 septembre). Dans toutes les nominations précédentes, le candidat recommandé par le Secrétaire général a été approuvé par consensus (sans vote).

Dans deux lettres conjointes, les ONG ont appelé à un processus ouvert, transparent et fondé sur le mérite, impliquant une consultation large et significative avec les défenseur·es des droits humains et les organisations indépendantes. Les ONG ont fait valoir que le processus de nomination était essentiel pour identifier le/la candidat.e le/la plus qualifié.e et garantir la crédibilité de sa nomination.

Le manque de transparence et de consultation significative avec la société civile indépendante dans le processus de sélection signifie que le Secrétaire général a raté une occasion clé de renforcer la légitimité et l'autorité du prochain Haut-Commissaire.
Phil Lynch, directeur exécutif de l'ISHR

‘Ceci dit, nous chercherons à travailler en étroite collaboration avec le prochain Haut-Commissaire pour protéger les droits humains et faire rendre des comptes aux auteur.es de violations, et pour rendre la justice aux victimes. Un engagement significatif avec la société civile indépendante est essentiel pour garantir que le Haut-Commissaire et son bureau comprennent et répondent efficacement à la situation sur le terrain’, a ajouté Lynch.

Le poste de Haut-Commissaire est essentiel à la promotion et à la protection des droits humains dans le monde, en particulier à un moment où les normes et les mécanismes des droits humains sont soumis à d’énormes pressions de la part de gouvernements puissants et où les droits humains universels sont menacés ou en recul, y compris dans démocraties le plus établies.

Les enjeux n’ont jamais été aussi importants. Nous venons de voir une Haute-Commissaire publier un rapport accablant sur la Chine – alors qu’elle était très littéralement sur le départ. Pour répondre aux exigences du poste, le prochain Haut-commissaire doit être un champion des droits humains courageux et doté de principes et s’engager de manière cohérente avec les défenseur.es des droits humains’, a déclaré Sarah M. Brooks, directrice de programme pour ISHR.

‘Le rôle du Haut-Commissaire est d’être le principal défenseur des droits humains dans le monde, par opposition au rôle d’un·e diplomate ou d’un·e envoyé·e politique. Faire preuve de solidarité avec les victimes et dénoncer publiquement les abus devrait primer sur un dialogue amical avec les gouvernements’ ont déclaré les ONG dans leur précédente lettre conjointe.

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