Les personnes qui défendent les droits humains jouent un rôle essentiel au sein de nos communautés. Elles recensent les abus, défendent la dignité et œuvrent en faveur de sociétés plus inclusives et plus justes. Le système des droits humains des Nations unies repose sur leur coopération : sans elle, les violations restent invisibles et il devient impossible de demander des comptes. Tout le monde a le droit de coopérer en toute sécurité avec des Nations unies, à l’abri de toute intimidation, sanction ou crainte. Pourtant, de nombreux gouvernements s’en prennent aux personnes qui osent s’exprimer, par le biais de représailles et d’intimidations sous diverses formes. Protéger les personnes qui collaborent avec l’ONU renforce l’ensemble du système des droits humains et contribue à faire évoluer les choses.
Une forme croissante de représailles est la répression transnationale : elle se produit lorsque des États, ou ceux qui agissent en leur nom, tentent de réduire au silence ou de punir des personnes qui dénoncent des violations des droits humains ou demendent des comptes depuis l’étranger. Elle peut prendre la forme de surveillance, de menaces, de harcèlement, de pressions exercées sur les membres de la famille ou de saisie de biens. Bien que les instances internationales reconnaissent de plus en plus la répression transnationale comme une violation des droits humains, de graves lacunes en matière de protection subsistent.
Sans une action plus ferme, les personnes prises pour cible en raison de leur engagement auprès de l’ONU, ainsi que leurs familles, restent en danger, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de leur pays d’origine.
Le monde commence à reconnaître la répression transnationale. Il doit désormais agir pour y mettre fin.
Découvrez les témoignages d’Armel, Dieudonné, Lambert et Vital qui ont quitté leur pays d’origine, mais qui continuent de faire l’objet de menaces. Vous pouvez aussi lire les histiores de Basma (Egypte) et Anna (Hong-Kong) sur notre page en anglais.