Cette campagne est désormais terminée ! Merci à toutes les personnes qui y ont participé et se sont mobilisées pour mettre fin aux représailles !
Le 24 septembre 2026, le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies a examiné le rapport 2026 du Secrétaire général sur les représailles à l’encontre de personnes ou de groupes travaillant avec les Nations unies. Le rapport cite 32 États. Tout comme la campagne d’ISHR, le rapport souligne la répression transnationale. Tous les cas de campagne d’ISHR figurent dans le rapport.
Lors du débat du Conseil consacré à ce rapport, dix États ont pris la parole pour mettre en avant des cas individuels de représailles et exhorter leurs auteurs à y remédier, y compris ceux concernant des défenseur·e·x·s mis en avant dans la campagne #EndReprisals 2026 et ses éditions passées. Les Pays-Bas ont également mis en avant quatre cas individuels le 15 octobre lors de la présentation du rapport devant la Troisième Commission de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.
Enfin, ISHR a soutenu l’élaboration et la présentation de la déclaration conjointe interrégionale sur les actes d’intimidation et les représailles à l’encontre des personnes coopérant avec l’ONU, prononcée par l’Irlande au nom de 59 États membres et de l’Union européenne devant la Troisième Commission de l’Assemblée générale, le 1er octobre 2026. Cette déclaration réaffirme les engagements en faveur de la prévention et de la lutte contre les représailles, y compris la répression transnationale, et appelle à un renforcement de la protection, de la responsabilité et des réponses institutionnelles. Cependant, le soutien des États a diminué pour la deuxième année consécutive, passant de 80 États en 2024 à 70 en 2025, puis à 59 en 2026, ce qui souligne la nécessité d’un plaidoyer soutenu afin de maintenir et d’élargir le soutien politique interrégional en faveur de la protection des personnes qui coopèrent avec l’ONU.
Les personnes qui défendent les droits humains jouent un rôle essentiel au sein de nos communautés. Elles recensent les abus, défendent la dignité et œuvrent en faveur de sociétés plus inclusives et plus justes. Le système des droits humains des Nations unies repose sur leur coopération : sans elle, les violations restent invisibles et il devient impossible de demander des comptes. Tout le monde a le droit de coopérer en toute sécurité avec des Nations unies, à l’abri de toute intimidation, sanction ou crainte. Pourtant, de nombreux gouvernements s’en prennent aux personnes qui osent s’exprimer, par le biais de représailles et d’intimidations sous diverses formes. Protéger les personnes qui collaborent avec l’ONU renforce l’ensemble du système des droits humains et contribue à faire évoluer les choses.
Une forme croissante de représailles est la répression transnationale : elle se produit lorsque des États, ou ceux qui agissent en leur nom, tentent de réduire au silence ou de punir des personnes qui dénoncent des violations des droits humains ou demendent des comptes depuis l’étranger. Elle peut prendre la forme de surveillance, de menaces, de harcèlement, de pressions exercées sur les membres de la famille ou de saisie de biens. Bien que les instances internationales reconnaissent de plus en plus la répression transnationale comme une violation des droits humains, de graves lacunes en matière de protection subsistent.
Sans une action plus ferme, les personnes prises pour cible en raison de leur engagement auprès de l’ONU, ainsi que leurs familles, restent en danger, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de leur pays d’origine.
Le monde commence à reconnaître la répression transnationale. Il doit désormais agir pour y mettre fin.
Découvrez les témoignages d’Armel, Dieudonné, Lambert et Vital qui ont quitté leur pays d’origine, mais qui continuent de faire l’objet de menaces. Vous pouvez aussi lire les histiores de Basma (Egypte) et Anna (Hong-Kong) sur notre page en anglais.