Ici et là-bas: Mettons fin aux représailles!

Les défenseur·e·x·s des droits humains qui collaborent avec les Nations Unies sont de plus en plus souvent victimes de représailles dans le cadre d'une répression transnationale, les États cherchant à faire taire les critiques au-delà de leurs frontières.

Les personnes qui défendent les droits humains jouent un rôle essentiel au sein de nos communautés. Elles recensent les abus, défendent la dignité et œuvrent en faveur de sociétés plus inclusives et plus justes. Le système des droits humains des Nations unies repose sur leur coopération : sans elle, les violations restent invisibles et il devient impossible de demander des comptes. Tout le monde a le droit de coopérer en toute sécurité avec des Nations unies, à l’abri de toute intimidation, sanction ou crainte. Pourtant, de nombreux gouvernements s’en prennent aux personnes qui osent s’exprimer, par le biais de représailles et d’intimidations sous diverses formes. Protéger les personnes qui collaborent avec l’ONU renforce l’ensemble du système des droits humains et contribue à faire évoluer les choses.

Une forme croissante de représailles est la répression transnationale : elle se produit lorsque des États, ou ceux qui agissent en leur nom, tentent de réduire au silence ou de punir des personnes qui dénoncent des violations des droits humains ou demendent des comptes depuis l’étranger. Elle peut prendre la forme de surveillance, de menaces, de harcèlement, de pressions exercées sur les membres de la famille ou de saisie de biens. Bien que les instances internationales reconnaissent de plus en plus la répression transnationale comme une violation des droits humains, de graves lacunes en matière de protection subsistent.

Sans une action plus ferme, les personnes prises pour cible en raison de leur engagement auprès de l’ONU, ainsi que leurs familles, restent en danger, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de leur pays d’origine.

Le monde commence à reconnaître la répression transnationale. Il doit désormais agir pour y mettre fin.

Découvrez les témoignages d’Armel, Dieudonné, Lambert et Vital qui ont quitté leur pays d’origine, mais qui continuent de faire l’objet de menaces. Vous pouvez aussi lire les histiores de Basma (Egypte) et Anna (Hong-Kong) sur notre page en anglais.

Armel, Dieudonné, Lambert et Vital

Armel, Dieudonné, Lambert et Vital

Armel Niyongere, Dieudonné Bashirahishize, Vital Nshimirimana et Lambert Nigarura sont des avocats burundais spécialisés dans la défense des droits humains. Ils se sont employés à documenter de graves violations des droits humains et à soutenir les victimes en quête de justice.

Lire leur histoire

Que voulons-nous ? 

Nous voulons que cesse la répression transnationale dont sont victimes Armel, Dieudonné, Lambert et Vital, afin qu’ils puissent s’exprimer librement, poursuivre leur action en faveur des droits de l’homme et soit rentrer chez eux en toute sécurité, soit vivre à l’étranger sans crainte de représailles.

Pour ce faire, les États doivent demander des comptes à leurs pairs.  

Lorsque les défenseur·e·x·s des droits de humains font l’objet d’intimidations et de représailles, nous voulons que les Nations unies s’occupent efficacement de ces cas, soutiennent les victimes et fassent pression pour qu’elles obtiennent réparation. 

Nous appelons les États à condamner publiquement les représailles et l’intimidation à l’encontre des personnes qui s’engagent auprès des Nations unies, et à soulever des cas spécifiques de victimes au Conseil des droits de l’Homme à Genève et à l’Assemblée générale à New York. 

Comment y parvenir ? 

Nous mobilisons les missions diplomatiques, en les encourageant à s’exprimer et à citer des cas individuels de représailles contre les défenseur·e·x·s à l’ONU et dans d’autres espaces, et à demander à leurs pairs de rendre des comptes. 

Nous convainquons le Secrétaire général de l’ONU et son équipe de reconnaître et de documenter TOUS les cas de représailles et d’intimidation en les incluant dans son rapport annuel sur les représailles et l’intimidation à l’encontre des défenseur·e·x·s qui s’engagent ou cherchent à s’engager auprès de l’ONU et de ses mécanismes de défense des droits humains. 

Nous demandons au système des Nations unies d’établir des protocoles plus clairs sur la manière de prévenir, de répondre et de suivre de manière cohérente et efficace les cas de représailles. 

Nous encourageons les gouvernements, les militant·e·x·s et les personnes concernées à être solidaires des défenseur·e·x·s des droits humains et des organisations qui font l’objet de représailles et d’intimidations. 

Que pouvez-vous faire ? 

Vous pouvez participer à notre campagne en: 

Envoyant un courriel aux représentants des États à l’ONU (en anglais) pour qu’il nomme publiquement le cas de représaille de Armel, Vital, Dieudonné et Lambert et deux autres défenseur·e·s des droits humains faisant aussi face à la répression transnatinale. 

Envoyez un courriel