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CADHP83 : conclusions de la 83e session de la Commission africaine

Le 22 mai, la Commission africaine a clôturé sa 83e session, marquée par les examens périodiques de l’Éthiopie et du Zimbabwe, des discussions autour de groupes de travail sur la répression des défenseur·e·x·s des droits humains, le génocide de 1994 au Rwanda et les réparations pour les personnes africaines et d’ascendance africaine, ainsi que par le lancement du rapport d'ISHR sur la situation des défenseur·e·x·s dans les États insulaires africains et d’un nouveau module d’apprentissage en ligne sur la Commission.

La session s’est tenue en présentiel à Banjul, Gambie, du 2 au 22 mai 2025 – ouverte aux représentants des États, aux institutions nationales des droits de humains et à la société civile du 2 au 12 mai. Son thème était « Justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine par le biais de réparations », conformément au thème de l’Année de l’Union africaine.

Au total, 570 participant·e·x·s ont assisté à la session, y compris 142 personnes représentaient 28 États, 15 représentaient l’Union africaine, 9 représentaient des organisations internationales, 22 représentaient des institutions nationales des droits humains (INDH), 218 représentaient des organisations non gouvernementales (ONG), 30 étaient membres de la presse et 54 membres du personnel de la Commission.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par onze interventions, dont celle de Hannah Foster du Centre africain d’études sur la démocratie et les droits de humains, qui s’exprimait au nom du Forum des ONG en amont de la session, et Rémy Ngoy Lumbu, président de la Commission.

Concernant la situation des droits humains en Afrique, quarante ONG dotées du statut d’observatrices ont pris la parole durant la session, parmi lesquelles ISHR, qui a notamment évoqué la situation en République démocratique du Congo, souligné les progrès accomplis en Zambie en vue de l’adoption d’une loi protégeant les défenseur·e·x·s des droits humains, appelé à des réparations pour les Africain·e·x·s et les personnes d’ascendance africaine, et plaidé pour un traité contraignant sur les droits environnementaux en Afrique.

Entre les sessions, les onze commissaires ont présenté leurs rapports, notamment le président Rémy Ngoy Lumbu, également Rapporteur spécial sur les défenseurs des droits de l’Homme, point focal sur les représailles et point focal sur l’indépendance de la justice en Afrique. ISHR a publié une déclaration sur le rapport de ce dernier, attirant notamment l’attention sur la situation en Côte d’Ivoire, la parution de notre tout nouveau rapport sur la situation des défenseur·e·x·s dans les États insulaires africains et appelant à la publication du premier rapport sur les représailles.

Six panels thématiques ont été organisés durant la session, portant notamment sur le fait de faire taire les défenseur·e·x·s des droits humains, sur le génocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda et sur les réparations pour les Africain·e·x·s et les personnes d’ascendance africaine.

La Commission a également présenté l’état de conformité des INDH et des ONG en matière d’obligations de rapport, ainsi que l’octroi du statut d’affilié et du statut d’observateur aux INDH et aux ONG, respectivement.

Enfin, la session a également été l’occasion d’examiner les rapports de l’Éthiopia et du Zimbabwe, au cours desquels, dans le cas de l’Éthiopie en particulier, les questions de la Commission ont attiré l’attention sur la situation des défenseur·e·x·s des droits de l’homme.

Du 13 au 21 mai, les commissaires ont tenu une session à huis clos au cours de laquelle les six résolutions suivantes ont été adoptées :

De plus amples informations sur la prochaine session de la Commission africaine seront communiquées prochainement.