Parmi les intervenant·e·x·s figuraient des représentant·e·x·s de Touch to Heal Initiative, de l’Association des jeunes dynamiques pour le développement durable et d’Asaasiam Vision International, sous la modération de la Commission d’aide juridique du Ghana.
Les discussions ont porté sur l’impact disproportionné des injustices environnementales, de la pollution, de la dégradation de l’environnement et des changements climatiques sur les peuples autochtones d’Afrique, ainsi que sur les femmes et les jeunes, en particulier dans les communautés qui dépendent de la nature pour leur survie et leurs moyens de subsistance au quotidien.
Les participant·e·x·s ont soulevé plusieurs problématiques thématiques et présenté des études de cas, notamment l’extraction et la transformation de l’hydrogène en Tunisie, la surpêche en Mauritanie, l’exploitation minière en République démocratique du Congo et en Guinée, et bien d’autres. De nombreux projets ont été qualifiés par les participant·e·x·s de « colonialisme vert », où les profits sont généralement captés par l’Europe ou l’Amérique du Nord, tandis que les communautés locales n’en retirent qu’une infime partie.
Les intervenant·e·x·s ont mis en lumière plusieurs obstacles structurels empêchant les peuples autochtones et les défenseur·e·x·s des droits humains environnementaux de faire valoir leurs droits face aux grandes entreprises extractives bien organisées. Ces obstacles comprennent la violence et les menaces, le développement des capacités en matière de litiges stratégiques et de plaidoyer, l’accès à l’information et à la technologie, la discrimination fondée sur l’origine et le travail, l’inclusion des femmes et des jeunes, et la barrière linguistique à laquelle sont confrontés les pays lusophones d’Afrique.
Parmi les solutions proposées lors de la table ronde figuraient la création d’un mécanisme spécial pour un rapporteur spécial sur les droits environnementaux en Afrique et la désignation de l’écocide comme crime international, assortie de mesures de prévention et de répression.