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Forum des ONG : la société civile appelle à une réglementation plus stricte de l’IA en Afrique

Dans le cadre du Forum des ONG organisé en amont de la 85e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, le Centre africain d’études sur la démocratie et les droits de l’homme a réuni une table ronde sur le thème « IA et droits humains en Afrique : perspectives d’avenir pour la gouvernance et le développement ».

La table ronde sur l’intelligence artificielle (IA) et les droits humains s’est tenue le 19 octobre 2025. Des intervenant·e·x·s d’Avocats sans frontières France, du Centre pour les technologies de l’information et le développement, de Baobab Bytes, de Dadaïdes et de la Délégation de l’Union européenne au Nigéria, sous la modération de l’Université de Lagos, y ont participé.

Les discussions ont mis en lumière les forces et les faiblesses du cadre juridique existant – ou son absence – en Afrique en matière d’IA.

Les participant·e·x·s ont évoqué la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données personnelles, dite Convention de Malabo, adoptée en 2014, et, parallèlement, l’absence fréquente de législation nationale contraignante sur l’IA au sein des États africains.

À cet égard, la table ronde a examiné les cas du Nigéria et du Ghana et les lacunes de leurs cadres juridiques et politiques respectifs en matière d’IA.

L'industrie de l'IA est une industrie extractive en Afrique.
Stéphanie Lamy, Dadaïdes

Les questions politiques soulevées par le panel incluent la cyberdépendance, la manipulation et le ciblage algorithmiques, le manque de transparence technique, la souveraineté des données et le rôle des entreprises étrangères d’IA comme industries extractives en Afrique. Les opportunités économiques offertes par l’IA et le potentiel du multilinguisme en Afrique ont également été évoqués.

Dans ses interventions, ISHR a plaidé pour une approche du droit, de l’éthique et des politiques relatives à l’IA en Afrique fondée sur les droits humains, en insistant particulièrement sur le droit à la vie privée.

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