Lors des trois jours durant lesquels s’est tenu le Forum des ONG, plusieurs tables rondes ont été consacrées aux droits des femmes :
- De l’invisibilité à la responsabilité : garantir le droit à l’assainissement pour les femmes et les filles en Afrique.
- Pratiques coutumières et traditionalistes affectant la jouissance des droits en matière de santé et des droits sociaux et économiques des femmes en Afrique.
- Au-delà des cessez-le-feu : contrer les répercussions négatives grâce à des approches féministes de la paix et de la justice.
- Défendre les droits humains dans des contextes hostiles : les attaques contre les activistes qui œuvrent en faveur des droits en matière de santé procréative et sexuelle dans un contexte de rétrécissement de l’espace civique et de réactions hostiles à l’égalité des sexes.
Dans le droit fil du thème annuel choisi par l’Union africaine, ‘Garantir un approvisionnement durable en eau et des systèmes d’assainissement sûrs en Afrique afin d’atteindre les objectifs de l’Agenda 2063’, les différentes tables rondes ont abordé l’accès des femmes à l’eau et à l’assainissement ainsi que la protection de leurs droits dans divers contextes.
Il a été reconnu que la pleine réalisation des droits des femmes se heurtait à des obstacles persistants, malgré les efforts déployés. Les femmes continuent de rencontrer des difficultés liées à des pratiques historiques, à des schémas sociaux et à des contextes politiques.
Les différent·e·x·s intervenant·e·x·s ont présenté leur expérience de méthodes innovantes visant à faire progresser les droits des femmes, même dans des environnements hostiles. Ces méthodes comprennent le conseil juridique, l’accompagnement et le soutien, le renforcement des capacités, la médiation, le plaidoyer auprès des dirigeant·e·x·s et des autorités, ainsi que la collaboration avec les mécanismes internationaux.
Dans le droit fil du thème choisi par l’UA, Janet Ramatoulie Sallah-Njie, Rapporteuse spéciale sur les droits des femmes en Afrique, appelle à l’adoption de mesures visant à faciliter l’accès des femmes à l’eau et à l’assainissement, y compris dans les zones rurales, afin de leur permettre de jouir pleinement de leurs droits en matière de santé procréative et sexuelle.