HRC59 : ISHR appelle à l'adoption d'une loi sur la protection des défenseur·e·x·s des droits humains à Madagascar
Le 2 juillet 2025, le Conseil des droits de l’Homme (CDH) a adopté le rapport de l’Examen périodique universel (EPU) de Madagascar, dans le cadre de sa 59e session.
Dans le cadre de la réunion d’adoption du rapport de l’EPU de Madagascar, ISHR a soumis une déclaration vidéo en partenariat avec Transparency International Madagascar. Dans cette déclaration, ISHR a appelé les autorités à renforcer la protection législative des défenseur·e·x·s des droits humains et des lanceur·euse·x·s d’alerte à Madagascar par l’adoption d’une loi sur la protection des défenseur·e·x·s des droits humains.
La déclaration appelait également le gouvernement malgache à protéger l’espace civique et à mettre fin aux restrictions imposées à la société civile. Plus particulièrement, le pays devrait cesser d’interdire les manifestations, conformément à ses obligations internationales en matière de liberté d’association et de réunion. Enfin, Madagascar devrait garantir le droit d’accès à l’information et modifier le Code de la communication et la Loi sur la cybercriminalité afin d’assurer la protection de la liberté d’expression et de celle des journalistes.
Lors de son EPU, le Madagascar a reçu 235 recommandations des États membres du CDH, dont 204 ont été acceptées. Lors de la réunion d’adoption du rapport de l’EPU, le gouvernement a souligné dans sa déclaration son acceptation des recommandations relatives, entre autres, à la protection des défenseur·e·x·s des droits humains, des journalistes et autres acteur·rice·x·s de la société civile, ainsi que celles concernant la liberté d’expression et d’association.
Regardez la déclaration ci-dessous :
Author
Antoine Tremblay
Antoine holds an LL.M. from Peking University, a Master of International Law from Université Panthéon-Assas, and a B.C.L. and J.D. from McGill University. He is a global citizen and young professional in human rights, development cooperation, and humanitarian action and supports the Africa programme at ISHR.
Au cours de sa 87e session, la Commission a pris connaissance de la situation des droits humains sur le continent, a examiné les rapports de la République arabe sahraouie démocratique et du Kenya, et a organisé différentes tables rondes afin de faire progresser la protection des droits humains
Yaguta-Fatma Moulay, défenseure sahraouie, a prononcé une déclaration rédigée conjointement avec ISHR et Front Line Defenders, détaillant la répression systématique que subissent les défenseur·e·x·s des droits humains dans les territoires occupés de la République arabe sahraouie démocratique.
ISHR a fait part de ses préoccupations concernant les restrictions et les représailles dont font l’objet les défenseur·e·x·s et a appelé la Commission africaine à adopter des mesures garantissant leur protection et leur participation pleine et sûre aux activités menées dans son cadre.