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CADHP87 : ISHR dénonce les restrictions et les représailles qui continuent de peser sur les défenseur·e·x·s africain·e·x·s

ISHR a fait part de ses préoccupations concernant les restrictions et les représailles dont font l’objet les défenseur·e·x·s et a appelé la Commission africaine à adopter des mesures garantissant leur protection et leur participation pleine et sûre aux activités menées dans son cadre.

Le 15 mai 2026, à l’occasion de la 87e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples, ISHR a fait une déclaration à la suite de la présentation du rapport d’activité du Rapporteur spécial sur les défenseurs des droits de l’Homme, point focal sur les représailles et point focal sur l’indépendance de la justice en Afrique, Rémy Ngoy Lumbu.

Concernant la liberté d’association, ISHR regrette la suspension de plusieurs organisations de la société civile au Burkina Faso et en Ouganda, et dénonce les lois en vigueur dans d’autres pays qui permettent de prendre ce type de mesure.

Pour ce qui est de la violation du droit à la liberté des défenseur·e·x·s, la déclaration rappelle la longue détention de Hugues Comlan Sossoukpè au Bénin et de Moussa Tchangari au Niger, et la récente condamnation du journaliste Youssouf Sissoko au Mali, sanctionné pour avoir critiqué une déclaration du Président du Niger.

Par ailleurs, ISHR dénonce l’annulation de l’événement parallèle que nous avions organisé conjointement avec Front Line Defenders, l’Institute for International Cooperation and Development Studies (HEGOA) et le Groupe de travail sur les droits humains au Sahara occidental occupé. Cette annulation unilatérale constitue une ingérence du Sir Dawda Kairaba Jawara International Conference Centre (SDKJ-ICC) dans les activités de la Commission africaine et une violation du droit d’accès à l’information de la Commission et des personnes participant à sa 87e session.

 Enfin, ISHR réaffirme son attachement aux normes internationales et appelle de nouveau le Rapporteur spécial sur les défenseurs des droits de l’Homme à réexaminer le projet de Déclaration africaine sur la promotion du rôle des défenseur·e·x·s et leur protection en Afrique en s’appuyant sur les normes existantes et en les contextualisant.

À la lumière de ce qui précède, ISHR appelle la Commission africaine à inviter les États parties à la Charte africaine à prendre les mesures suivantes :

  • Garantir et protéger l’espace civique en s’abstenant de suspendre ou de dissoudre les organisations de défense des droits humains en application de lois non conformes aux normes internationales
  • Réviser les lois existantes et adopter des cadres juridiques permettant de protéger les droits humains et leurs défenseur·e·x·s conformément aux normes internationales
  • Mettre fin à la répression et à l’intensification des poursuites à l’encontre des défenseur·e·x·s des droits humains, y compris la répression transnationale
  • Mener des enquêtes transparentes sur les cas de violation du droit à la vie et à la sécurité des défenseur·e·x·s des droits humains
  • Protéger les défenseur·e·x·s des droits humains des attaques perpétrées par des acteurs étatiques et non étatiques

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