La présentation de rapports périodiques est une obligation qui incombe aux États parties en vertu de l’article 62 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Ces rapports doivent exposer le stade de mise en œuvre de la Charte africaine et fournir des informations sur les mesures adoptées pour donner effet aux droits, devoirs et libertés garantis à toutes et tous, conformément à l’article 1er de la Charte.
À la suite de la présentation de ces rapports par les États, conformément aux principes du droit de réponse et de la transparence, et afin d’obtenir une vue d’ensemble fidèle à la réalité, la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples offre aux organisations de la société civile la possibilité de présenter un rapport parallèle en complément des rapports périodiques des États.
La société civile, et en particulier les organisations locales, est en prise directe avec les réalités vécues par les populations ; elles disposent ainsi de données pertinentes permettant de documenter, de compléter, de nuancer et, si nécessaire, de remettre en question les récits présentés par les États. Les rapports parallèles ces organisations sont utiles, car ils répondent à un besoin d’information et de démocratie, diversifient les points de vue, et constituent un outil de perfectionnement des politiques publiques et de responsabilisation internationale, contribuant ainsi à renforcer la crédibilité du processus.
Rappelant les lignes directrices de la Commission africaine relatives aux rapports parallèles et s’appuyant sur l’état des lieux de la soumission des rapports périodiques par les États parties à la Charte, la table ronde a été l’occasion pour la Commission africaine et son Secrétariat d’appeler les organisations de la société civile à encourager les États parties à soumettre leurs rapports et à mettre en œuvre les observations finales.
Les rapports parallèles contribuent à améliorer la situation des droits humains dans les pays concernés, notamment parce qu’ils mettent en évidence les lacunes et permettent aux mécanismes de protection des droits humains de formuler des recommandations concrètes adaptées aux besoins de la population.
Afin de donner à la société civile les moyens de mener à bien cette mission de manière stratégique aux côtés de la Commission africaine, ISHR a élaboré un module de formation en ligne sur les modalités de collaboration avec la Commission africaine et ses mécanismes.