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CADHP 69 : la situation des défenseur.es des droits humains en exil en Afrique

Inquiète de l’augmentation du nombre de défenseur.es des droits humains exilé.es en Afrique, la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (la « Commission Africaine ») a adopté la résolution 439 lui donnant mandat de publier un rapport sur la situation des défenseur.es des droits humains en exil en Afrique lors de sa 27ème session extraordinaire.

Le 18 novembre 2021, la Commission Africaine a organisé une table ronde sur la situation des défenseur.es africain.es en exil sur le continent. Animée par le Rapporteur spécial sur les défenseurs des droits de l’Homme de la Commission Africaine, la table ronde avait pour principal objectif de présenter le projet de rapport afin de recueillir les contributions des diverses parties prenantes.

« Perçu.es comme des fauteurs/euses de trouble qui nuisent au développement de leur pays, les défenseur.es sont souvent contraint.es à l’exil pour rester en sécurité », a déclaré l’honorable commissaire Rémy Ngoy Lumbu, Président de la Commission Africaine et Rapporteur spécial sur les défenseurs des droits de l’Homme.

Lors de la présentation du projet de rapport, Arnold Tsunga, Directeur du National Democratic Institute du Zimbabwe, a souligné la résilience des défenseur.es et les problèmes économiques, politiques et psychologiques qu’ils/elles rencontrent en exil. Il a également partagé plusieurs pistes de réflexion concernant l’élaboration d’un mécanisme de protection global pour les défenseur.es en exil. Le projet de rapport examine les questions suivantes :

  • Les menaces qui pèsent sur les défenseur.es et les forcent à s’exiler
  • Des récits de défenseur.es que l’exil n’a pas réduit.es au silence et qui poursuivent leur combat à distance
  • L’exil n’est pas une garantie de sécurité
  • Bien que l’Union Africaine impose un devoir d’intégration des personnes en exil, les défenseur.es exilé.es font souvent face à des problèmes économiques et politiques importants dans leurs pays hôtes
  • Les effets profonds sur la santé mentale des défenseur.es et des membres de leur famille

Maya Fadel, Vice-présidente et Rapporteure spéciale sur les réfugiés, les demandeurs d’asile, les personnes déplacées et les migrants en Afrique, a conclu en indiquant que les défenseur.es devaient être inclus.es dans les catégories existantes de personnes réfugiées et exilées pour garantir leur prise en charge par le pays hôte.

L’étude sera publiée sur le site Web de la Commission Africaine dès que toutes les contributions recueillies lors de la table ronde y auront été incorporées.

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